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ACTUALITES MEDICALES
 
Avril 2017
 
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L'INSERM de Bordeaux soutenu financièrement par notre association grâce à vos dons, effectue des études sur plusieurs cancers de l’adulte et de l’enfant,  notamment sur le carcinome hépatocellulaire et l'hépatoblastome.
 
Unité Biothérapies des Maladies Génétiques, Inflammatoires et Cancers
(BMGIC), U1035 INSERM, Université de Bordeaux

Equipe miRCaDe (microARNs dans le Cancer et le Développement)

Résumé des travaux récemment publiés :

Notre équipe travaille sur l’étude de plusieurs cancers de l’adulte et de l’enfant, dont deux types de cancer du foie: 1) le carcinome hépatocellulaire, une tumeur fréquente (7900 cas/an en France) et de très mauvais pronostic qui touche les adultes, et 2) l'hépatoblastome, une tumeur beaucoup plus rare (20-25 cas/an en France) qui se développe chez les très jeunes enfants.

Au laboratoire, nous cherchons à bloquer l’action des oncogènes Glypican-3 et Bêta-caténine, deux gènes qui jouent un rôle central dans l’apparition de ces deux cancers hépatiques. Nos travaux, initiés en 2012 et publiés au printemps 2017 dans les journaux scientifiques Hepatology Communications (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/hep4.1029/full) et Oncotarget(http://www.impactjournals.com/oncotarget/index.php?journal=oncotarget&page=article&op=view&path[]=17162&author-preview=d8q), ont permis d’identifier 9 nouvelles molécules, appelées microARNs, capables de bloquer l’action de ces oncogènes et d’inhiber la croissance d’une tumeur du foie en laboratoire.

Les microARNs sont des petites molécules naturellement produites par les cellules de notre corps et dont la fonction biologique est d’empêcher une expression trop forte de certains gènes, comme ceux intervenant dans la prolifération des cellules. Nos résultats montrent que ces 9 microARNs sont présents dans les cellules tumorales de patients mais produits en quantité beaucoup plus faible que la normale, ce qui favorise une forte expression des oncogènes Glypican-3 et Bêta-caténine et le développement tumoral. La réintroduction de ces microARNs (en particulier miR-624-5p et miR-4510) dans les cellules tumorales du foie empêche l’action des oncogènes Glypican-3 et Bêta-caténine, inhibe la prolifération des cellules, entraîne leur mort et bloque la formation d’une tumeur chez l’embryon de poulet (voir couverture du volume d’Avril 2017 du Journal Hepatology Communications : http://aasldpubs.onlinelibrary.wiley.com/hub/issue/10.1002/hep4.v1.2/. Notre meilleur candidat, miR-4510, est efficace à la fois sur les cellules tumorales hépatiques de l’adulte et de l’enfant, et augmente l’activité du Sorafenib et du Cisplatine, deux agents chimiothérapeutiques utilisés en clinique dans le traitement respectif du carcinome hépatocellulaire et de l’hépatoblastome.

A ce stade, notre objectif est de confirmer l’effet thérapeutique de miR-4510, seul ou en association avec d’autres médicament (Sorafenib, Cisplatine), chez la souris et d’évaluer son innocuité (absence de toxicité) dans un animal entier. Pour cela, nous espérons établir un partenariat avec des industriels du médicament afin de fabriquer miR-4510 sous une forme injectable chez l’animal. Le chemin est donc encore long avant un transfert de ces microARNs vers les patients, mais ces premiers résultats sont encourageants et porteurs d’espoir pour les patients et leur famille.

 

Evaluation de l’efficacité des traitements anticancéreux par le développement d’un nouveau modèle de tumeur
du tronc cérébral chez la souris

Grâce au soutien de l’association Aidons Marina, l’équipe MiRCaDe poursuit ses travaux de recherche sur les tumeurs du tronc cérébral (DIPG). Le projet mené par Caroline Capdevielle (étudiante en thèse) est d’étudier le rôle biologique de deux protéines, dont l’expression est fortement augmentée dans les cellules de DIPG traitées au panobinostat, une drogue actuellement testée en clinique dans le traitement du DIPG. Ces deux protéines, mal connues dans le cancer, pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques ou des marqueurs de résistance au traitement par le panobinostat. Le travail de Caroline consiste à étudier le lien entre ces deux protéines et le panobinostat dans les cellules de DIPG à l’aide d’un modèle tumoral dans l’embryon de poulet.

Cependant et afin de nous rapprocher au plus près de ce qui se passe chez les patients, nous allons également développer un modèle de DIPG chez la souris. Pour mettre en place ce nouveau modèle, nous collaborons avec les personnels de l’Animalerie de l’Université de Bordeaux car les analyses chez la souris sont plus longues et plus complexes que celles réalisées chez le poulet. L’intérêt du modèle souris est de pouvoir tester l’effet d’une molécule thérapeutique dans un animal entier et de promouvoir son transfert vers la clinique et donc vers les patients.

Le soutien d’Aidons Marina est donc essentiel pour faire avancer ce projet qui vise à mieux comprendre les processus à l’origine du DIPG et à lutter plus efficacement contre cette maladie.

 mircade

 

Octobre 2014

L'INSTITUT DE CANCÉROLOGIE DE LORRAINE SE DOTE D'UNE NOUVELLE ARME CONTRE LE CANCER

 

Écrit par ICI-C-NANCY.fr - Publié dans Lorraine

Crédit photo ICLInauguration le 23 octobre du premier poste de tomothérapie de Lorraine

Nancy-Institut de Cancérologie de Lorraine a inauguré jeudi 23 octobre le premier poste de tomothérapie de Lorraine, un nouvel équipement de pointe qui permettra aux Lorrains de disposer d’une offre complète et optimale pour le traitement des cancers.

L’Institut de Cancérologie de Lorraine, qui prend en charge près de 12000 patients,  réalise près de 36 000 traitements de radiothérapie par an. Pour continuer à proposer des traitements de haute précision aux patients lorrains, le centre régional de lutte contre le cancer s’est équipé d’un système Tomotherapy® pour un montant de 3,2 millions d’euros. Cet outil a été financé en partie grâce à des dons et legs.

Cette technique de radiothérapie guidée par l'image permet dans certaines pathologies un meilleur ciblage du tissu tumoral à irradier, tout en réduisant les risques d'irradiation pour les organes sains à proximité. Les radiothérapeutes de l’ICL disposent désormais des trois techniques de radiothérapies innovantes (Cyberknife®, Rapidarc® et Tomotherapy®) offrant ainsi aux patients les techniques les mieux adaptées à chaque situation individuelle.

Le système Tomotherapy® sera utilisé précisément pour les tumeurs du cervelet et de la moelle épinière,  cancers pédiatriques (tumeurs du cerveau ou abdomino-pelviennes), sarcomes rétropéritonéaux, Hodgkin et lymphomes, cancers de la tête et du cou, ou métastases multiples. Cette technologie permet de traiter des grandes portions en un traitement. Avec ce nouvel équipement, l'objectif de l'ICL est d’améliorer encore les délais de prise en charge des patients, en maintenant un niveau élevé de sécurité et de qualité des soins.

Janvier 2012

Les oncologues de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR) de Villejuif (Val de Marne) viennent de remporter une bataille contre cette maladie. L’équipe du Dr Jacques Grill, en collaboration avec les équipes de l’hôpital Necker-Enfants Malades de Paris et du Dana-Farber Cancer Institute de Boston (USA), ont réalisé une série de 20 biopsies de gliomes infiltrant.

Ils ont mis en évidence une mutation génétique qui interviendrait dans le développement du gliome. Le gène concerné est porteur d’espoir, car il a déjà été identifié et isolé dans des cancers du sein chez l’adulte. Des traitements médicamenteux ciblant expressément cette mutation existent où sont en cours d’élaboration. Une découverte qui selon les auteurs de l’étude « pourrait donc bouleverser le pronostic vital pour ces enfants ».

En étudiant une vingtaine de biopsies tumorales, ils ont découvert l’existence de mutations au niveau de trois gènes :

- TP53 dans 40 % des cas

- ATM/MPL dans 5 % des cas

- PI3KCA dans 15 % des cas

Ce dernier gène, un oncogène a été identifié dans certains cas de cancers chez l'adulte (du sein notamment) et est directement impliqué dans le développement de certains d'entre eux. Plusieurs traitements sont d’ailleurs en cours de développement afin de rendre silencieuse la mutation. 

Cette découverte pourrait donc permettre, non seulement d’améliorer le diagnostic du gliome infiltrant du tronc cérébral, mais aussi d’envisager à plus ou moins long terme de nouvelles stratégies thérapeutiques pour enfin enrayer le pronostic vital négatif lié à ce cancer.

 

LIENS UTILES  :

www.tumeurtronccerebral.com

Informations sur les tumeurs du tronc cérébral : Site d’informations créé par les parents d’Eva, victime de cette maladie, destiné aux parents qui se retrouvent désemparés face au diagnostic.